Crise et mutations : petites leçons bancaires

Par temps de crise, la peur s'invite. Le risque devient grand de se laisser submerger par toute nouvelle vague dite «disruptive». Comment alors faire face aux mutations ? Il faut anticiper au mieux les évolutions pour conduire à temps les changements et les transformations. La fascination de la «disruption» n'est pas bonne conseillère en la matière. Il est tout au contraire nécessaire de bien démêler ce qu'il est utile de conserver dans le «vieux», afin de preserver l'essence même de son métier, de ce qu'il est indispensable de faire émerger dans le «neuf», pour accompagner et même tirer avantage des nouveaux usages et des nouvelles technologies. Ainsi, une conduite sereine du changement, appuyée sur une anticipation bien fondée, est-elle économiquement et socialement bien plus favorable qu'une gestion «sous le choc». Elle nécessite également de bien comprendre l'organisme vivant qu'est une entreprise et d'accepter les processus de tâtonnement. Comme de gérer la bonne combinaison du principe d'ordre nécessaire à son fonctionnement et du principe d'autonomie souhaitable de ses acteurs... Une bonne stratégie ne peut réussir qu' appuyée sur une « ingé­nierie du changement» adaptée. Comme souvent dans son histoire, la banque se trouve face à ces questions. L'enjeu, aujourd'hui, est d'y répondre de manière pertinente et efficace. Pour les banques et plus largement pour les entre­ prises de services et de distribution, il faut ainsi définir la bonne stratégie pour ne pas se laisser désintermédier: associer le meilleur de l'humain, via le conseil à forte valeur ajoutée et la proximité relationnelle, et le meilleur du digital, via l'intelli­ gence artificielle et la data. Cette nouvelle perspective, puisant dans le passé et se projetant dans le futur, ouvre sur une refonte du mode de régulation de l'économie où chaque entre­ prise désormais se doit également d' œuvrer à son échelle pour le bien commun en prenant en compte l'ensemble des parties prenantes.

Annuaire des membres de la FBF 2020

L’Annuaire des membres de la FBF recense les membres de catégorie A, composée des groupes des banques coopératives ou mutualistes représentées par leur organe central, et les membres de catégorie B, composée des établissements de crédit agréés comme banque par l’ACPR et des succursales d’établissement de crédit de l’EEE, ainsi que l’AFB. La FBF accueille également des membres de catégorie C : il s’agit de personnes morales concernées, par leur objet social, par les activités de la Fédération. Pour chaque entité, l’annuaire indique son code interbancaire, l’adresse du siège social, les coordonnées téléphoniques ainsi que le nom des dirigeants effectifs. L’Annuaire est complété d’une liste d’adresses utiles.

LBO : Montages à effet de levier – Private Equity

Les opérations à effet de levier (Leveraged Buy Out) se sont fortement développées depuis vingt ans. Elles constituent une opération d'ingénierie financière type, particulièrement utilisée par des fonds d'investissement pour la prise de contrôle de sociétés. Dans le même temps, l'investissement financier dans des actions d'entreprises non cotées représente une classe d'actifs importante qui connaît une très forte dynamique. Cette quatrième édition - qui prend en compte la directive européenne AIFM et les évolutions des pratiques de marché vers un New World Private Equity - décrit comment l'investissement en Private Equity, via une acquisition à effet de levier, est un mode spécifique de gouvernance et de financement des entreprises qui doit assurer le maintien et le développement des performances des sociétés ainsi acquises. Le LBO, qui ne saurait se résumer à une stricte opération financière, s'appréhende comme un montage où des leviers financiers et fiscaux contribuent, via un levier juridique, à amplifier la valeur créée par les leviers opérationnel et social. Après une description de l'industrie du Private Equity (investisseurs, véhicules, performance, organisation), les opérations d'investissement en capital sont passées en revue : vie d'une opération, de la sélection initiale au débouclage. Les montages de LBO sont présentés en expliquant la logique de leur fonctionnement pour permettre aux investisseurs, aux financiers et aux acteurs des sociétés concernées de comprendre le montage de leur point de vue spécifique.

Créer de la valeur dans le football

Dès le début du XXe siècle et en à peine quelques décennies, le football s’est mondialisé pour devenir le premier sport à l’échelle planétaire. Cette extraordinaire expansion a des causes multiples : la simplicité des règles et des équipements, l’adaptation aux besoins d’une société des loisirs émergente, la médiatisation des événements sportifs, la responsabilité sociale des clubs professionnels…Le football est aujourd’hui une industrie et un marché en forte croissance : la valeur des actifs des clubs que sont les contrats des joueurs, les droits audiovisuels… ne cesse d’augmenter et les besoins de financement et les capitaux devant être mobilisés pour investir dans le football sont considérables.À partir de méthodes de valorisation rigoureuses et d’une analyse fine des mécanismes institutionnels et économiques à l’oeuvre dans le football, cet ouvrage propose un éclairage opérationnel – illustré d’études de cas et de comparaisons internationales – sur les enjeux associés à la mesure de la création de valeur financière dans le football. Son point de vue novateur répond aux questions suivantes : comment évaluer un club de football et les actifs qui le composent (stade, joueur, centre de formation, marque…) ? Quelles sont les conditions et les stratégies qui permettent de créer de la valeur pour un investisseur financier ? Peut-on investir de manière rationnelle dans le football ? Peut-on mesurer la valeur créée ?Ce premier ouvrage de « finance » sur le football s’adresse aux analystes financiers, banquiers, auditeurs, dirigeants de clubs ou de fédérations sportives ainsi qu’aux étudiants.

Intelligence artificielle, blockchain et technologie quantiques au service de la finance de demain

S’intéressant à l’ensemble des métiers de la finance, de l’assurance à la gestion d’actifs en passant par les banques de réseau et les fintech, FINANCE INNOVATION est un Pôle de compétitivité d’envergure internationale dont la mission est de favoriser l’innovation, la recherche et les projets collaboratifs pour la compétitivité de l’industrie financière en France et la création d’emplois. Toujours en quête d’une forte valeur ajoutée dans son secteur de prédilection, le Pôle est lanceur de projets novateurs et structurants en France et à l’international. Pour atteindre ses objectifs, il publie de manière régulière des livres blancs identifiant des Domaines d’Innovation Prioritaires, qui font l’objet d’appels à projets partout sur le territoire, ainsi que les tendances porteuses du secteur financier pour encourager l’innovation. Ce livre blanc a identifié 28 domaines prioritaires d’innovation qui sont, déjà aujourd'hui et encore plus demain, les leviers majeurs de la compétitivité de l’industrie financière. Les trois technologies de l'intelligence artificielle (IA), de la blockchain et de l'informatique quantique, à la fois complémentaires et synergiques, revêtent chacune un caractère prioritaire à des horizons temporels différents (aujourd’hui pour l’IA et la blockchain, plus tard pour le quantique) du fait de leur importance stratégique pour le développement de l'écosystème technologique de manière générale et celui de la finance en particulier.

La Révolution contractuelle du droit des sociétés. Acte 2

Le droit des sociétés français a connu, depuis 30 ans, réforme après réforme, une transformation profonde qui constitue une véritable révolution. Depuis la réglementation contraignante de la loi de 1966, les praticiens ont proposé des créations contractuelles originales, susceptibles d’offrir une plus grande flexibilité dans l’organisation et le fonctionnement des sociétés, qui ont été validées par les tribunaux. Le législateur lui-même a pris acte de ces évolutions jurisprudentielles et, avec l’introduction dela société par actions simplifiée (SAS), a encouragé la créativité contractuelle sur la rigueur réglementaire. Une nouvelle vague de réformes – notamment la loi du 6 août 2015 pour la croissance, la loi Sapin 2 de 2016, l’ordonnance de 2016 et la loi de 2018 en droit des contrats, la loi PACTE en 2019, etc. – est intervenue, modifiant non plus les seules relations entre associés, mais rénovant le rôle sociétal des entreprises aux fins de les rendre de plus en plus responsables en matière de bien-être des salariés, protection de l’environnement, lutte contre les inégalités, prélèvement à la source… Prenant acte de l’évolution des mentalités, le législateur a ainsi consolidé l’entreprise citoyenne. Cet Acte 2 constitue le prolongement de la première édition (2003) qui retraçait les grands aspects de cette révolution. Il explore les premiers pas de l’entreprise citoyenne, porteuse d’une dimension nouvelle au sein de nos sociétés. Ces contraintes concernent tous les aspects de son activité : son intérêt social, la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux, le respect d’une mission sociétale au travers d’un objet social (raison d’être), une participation à l’effort de transparence et de conformité aux réglementations par des systèmes de contrôles internes, obligatoires, d’information du public, sans oublier son activité fiscale de collecte de TVA et de paiement de l’impôt sur le revenu des collaborateurs. Cet ouvrage novateur présente l’état actuel de cette transformation et ouvre, au regard notamment du droit anglo-saxon dont il s’inspire, un champ d’investigation et de perspectives nouvelles. Il est une référence pour tous ceux – praticiens, universitaires ou étudiants – qui souhaitent replacer l’évolution de ce droit dans une approche moderne et pratique. Ils y trouveront également des modèles inédits de statuts et de clauses de pactes d’actionnaires.

Comprendre la banque et son environnement en zone euro

L’auteur dresse un panorama de l’activité bancaire et de son environnement en soulignant l’importance de la banque dans le financement de l’économie. Il décrit les grandes familles de risques – risques bancaires et risques opérationnels – et retrace les mutations dans la gestion prudentielle et la supervision, notamment avec l’instauration de l’Union bancaire et les nouvelles prérogatives de la BCE. Il rappelle l’obligation pour les établissements de crédit de se doter d’un dispositif de contrôle interne (permanent et périodique) à travers les différentes natures de contrôles (contrôles comptables, sécurité informatique, conformité). Une présentation de la politique monétaire – y compris des mesures non conventionnelles de l’Eurosystème – permet de mettre en évidence les impacts sur l’activité bancaire à travers une description détaillée du marché monétaire et du mécanisme de transmission de la politique monétaire. Enfin, l’ouvrage fait référence aux principaux textes en vigueur (RGPD, Bâle III, CRD V, MIF 2, MIFIR, MAD-MAR, BRRD/MREL…) pour mettre en relief les éléments majeurs qui caractérisent l’évolution de la réglementation bancaire : le poids du consumérisme conduisant au renforcement de la protection des intérêts des clients, l’accélération de l’Union bancaire, l’exigence renforcée de l’éthique et de la sécurité financière. Des annexes consacrées notamment à la cinquième directive LCB-FT et à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) complètent l’ouvrage.

L’investissement responsable

L’ISR est un placement qui marie performance économique et impact social et environnemental. Le 21 août 2018, Donald Trump a décidé d’annuler le « Clean Power Plan » du président Obama et de relancer des centrales à charbon. Les nombreuses réactions d’opposition à cette mesure témoignent d’une prise de conscience accrue des enjeux liés au développement durable. Cette attention portée aux critères environnementaux et sociaux infl uence les décisions de placements des investisseurs privés et institutionnels. Le phénomène est mondial et en plein essor : environ 23 000 milliards de dollars sont gérés en intégrant des critères Environnementaux, Sociaux ou de Gouvernance (ESG). Aujourd’hui, la performance fi nancière des placements ISR interroge et les multiples défi nitions et labels nécessitent d’être clarifi és. L’objet de cet ouvrage est d’apprécier la rentabilité offerte par cette approche raisonnée de l’épargne, respectueuse de l’environnement et au service de l’intérêt commun.

La blockchain au service de la finance

La blockchain apparaît à bien des égards insaisissable. Que ce soit par la technologie complexe qu’elle met en oeuvre (partage de données pair à pair, cryptographie, algorithmes sophistiqués) ou par les difficultés éprouvées à la faire entrer dans les catégories juridiques classiques ; elle semble échapper à tout cadre. À cela s’ajoutent la difficulté à identifier un « responsable » et une certaine irrévérence à l’égard des régulateurs ou les frontières géographiques. Pourtant, elle est aujourd’hui une réalité bien vivante qu’il s’agit d’appréhender car elle ne peut rester en dehors du droit. C’est l’objet de cet ouvrage qui, au-delà des dimensions juridique et réglementaire de l’écosystème blockchain, en envisage les applications – tant en France qu’à l’international – dans un secteur où elles foisonnent : la finance.

La révolution FinTech : acte 2

Ni tsunami, ni révolution de palais, la FinTech est devenue un acteur plein et entier de l’industrie bancaire et financière. Partant du contexte international macroéconomique et stratégique de la FinTech, puis scrutant les exemples de succès et d’échecs de FinTech notamment françaises, ce nouvel opus offre un panorama du potentiel de l’écosystème global ; fruit de coopérations, acquisitions ou concurrences frontales. Il analyse le champ d’impact des FinTech par rapport aux principaux autres stakeholders, investisseurs, régulateurs, grands acteurs technologiques, et surtout les banques, pour lesquelles elles sont : parfois un bélier dans « le mur de la banque », avec comme perspective la compétition des GAFA et autres acteurs technologiques ou bien l’émergence de l’Open Banking, sur fond de prospection du nouvel or noir qu’est le Big Data ; souvent un levier pour les accompagner dans leur transformation numérique et optimiser leurs méthodes de vente – via les technologies les plus récentes (blockchain, IA, cloud…) – et l’efficience des processus bancaires et leur sécurité ; toujours un aiguillon pour améliorer le service bancaire aux clients.

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